En 2026, pourquoi passer par un dev quand l'IA fait tout ?
Bonne question. Je code avec l'IA tous les jours : elle va vite, et elle écrit souvent bien. Mais elle fait ce qu'on lui demande. Et personne ne lui demande ce qu'il ignore.
Du 5 octobre au 11 octobre, voilà ce qui est sorti.
Tu as tout suivi ?
Tu sais ce qu'est une dépendance ? Ce sont les briques de code, écrites par d'autres, sur lesquelles ton site repose. Il en a sûrement des dizaines, souvent des centaines. Elles bougent chaque semaine, et certaines sont piégées.
Suivre ça, c'est mon métier. Ce que j'en ai tiré cette semaine :
- Les PME gagnent 63 % des marchés publics locaux, mais seulement 35 % de l'argent. Comment l'acheteur note vraiment un mémoire technique
- Interrogés sous serment pour savoir s'ils seraient responsables si une IA déraille, OpenAI, Anthropic et Google n'ont pas dit oui. Leurs contrats répondent déjà.
- Giorgia Meloni a déposé cinq secondes de sa voix comme marque de l'UE. Le registre montre ce que ça peut et ne peut pas empêcher
Sources : NVD (NIST), catalogue KEV de la CISA, GitHub Advisory Database, pages de versions GitHub. Relevé automatique chaque lundi.
Les pièges que personne ne pense à demander
Le légal
- 01Les polices de ton site
Chargées depuis Google, elles envoient l'adresse IP de chaque visiteur chez Google, sans son accord. En janvier 2022, le tribunal régional de Munich a condamné un site à verser 100 € à un visiteur pour ça. Les héberger soi-même règle le problème, le rendu ne bouge pas.
- 02Les traceurs posés avant ton bandeau
Mesure d'audience, pixel publicitaire, enregistrement des visites : rien ne doit partir avant que le visiteur dise oui, et refuser doit être aussi simple qu'accepter. C'est la règle de la CNIL, qui a infligé 325 M€ d'amende à Google en septembre 2025, notamment pour ses cookies.
- 03Les mentions légales
Qui édite le site, qui l'héberge, comment les joindre : tout site professionnel doit l'afficher. Sans elles, c'est un délit, jusqu'à un an de prison et 75 000 € d'amende pour une personne physique.
- 04L'abonnement de ton appli
Depuis juin 2023, un abonnement souscrit en ligne doit pouvoir se résilier en ligne, par une fonction dédiée. Et le bouton de paiement doit dire clairement qu'on s'engage à payer. Amende possible : jusqu'à 75 000 € pour une société.
- 05Les photos de tes utilisateurs
Dès que ton appli héberge ce que publient tes utilisateurs, le règlement européen sur les services numériques impose un moyen simple de signaler un contenu illicite. Même pour une petite entreprise.
- 06L'âge de tes utilisateurs
En France, quand un service en ligne s'appuie sur le consentement, un enfant de moins de 15 ans ne peut pas le donner seul : il faut aussi l'accord d'un parent.
La sécurité
- 01Les clés dans le code
Une clé d'API collée dans le code qui tourne dans le navigateur, n'importe quel visiteur peut la lire. Et s'en servir, à tes frais.
- 02La base de données ouverte
Sans règles d'accès, une base branchée directement à l'appli laisse n'importe qui tout lire, voire tout effacer. Une erreur classique des applis générées en un week-end.
- 03Les dépendances piégées
Des paquets malveillants sont publiés chaque semaine sous des noms qui ressemblent aux vrais. Et des chercheurs ont montré que les IA de code recommandent parfois des paquets qui n'existent pas, qu'un attaquant peut ensuite créer.
- 04Les mises à jour
Un site qu'on ne met pas à jour, c'est une porte qu'on ne referme pas : une faille corrigée devient publique, donc connue des attaquants.
Les choix techniques
- 01Le bon outil
WordPress, Webflow, Next.js, appli native ou web : le choix du premier jour fixe tes coûts et tes limites pour des années. L'IA prend celui qu'on lui suggère.
- 02Où dorment tes données
Si les données de tes clients partent hors de l'Union européenne, le RGPD encadre ce transfert. Encore faut-il savoir où est chaque service que ton site appelle.
- 03La facture qui grimpe
API d'IA, hébergement facturé à l'usage : une boucle mal écrite ou un robot qui martèle ton site peut faire exploser la facture en une nuit. Ça se plafonne, encore faut-il y penser.
- 04Ce qui t'appartient
Le nom de domaine, le code, les comptes : tout doit être à ton nom. Le jour où tu changes de prestataire, tu pars avec tout.
Je ne suis pas avocat. Je repère les pièges techniques qui ont une conséquence légale, et je les corrige. Pour une question de droit pur, je te le dis et tu vois avec un juriste.
Tu ne paies pas un jour de code. Tu paies 7 ans à apprendre ce qui casse.
Et une veille qui ne s'arrête jamais. Commence par voir ce que ton site fait dans ton dos.
